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20 septembre 2004 | Soutien de la CIF à la 8e Marche
ExisTrans du samedi 2 octobre 2004
"Psychiatrisation
des trans = transphobie"
La
Coordination InterPride France (CIF), qui fédère
16 associations organisatrices de marches homosexuelles en France
signataires de sa charte éthique, appelle à manifester
le samedi 2 octobre, à la 8e Marche ExisTrans, dès
14h de l'Opéra à République, à Paris.
La CIF soutient le mot d'ordre officiel : "Psychiatrisation
des trans = transphobie"
La CIF soutient aussi les revendications suivantes :
- La dépsychiatrisation de la prise en charge des personnes
trans.
- L’abolition des protocoles officiels normatifs, mais
le maintien d’un accompagnement adapté pour celles
et ceux qui le désirent.
- Le libre choix de son ou ses médecin(s).
- Le remboursement sécurité sociale dans l’union
européenne.
- Le changement d’état civil et des papiers usuels
pour celles et ceux qui le souhaitent, indépendamment
de leur sexe biologique.
Ce soutien n’est pas seulement une marque de solidarité,
mais veut affirmer que la cause des minorités d’orientation
sexuelle et celle d’identité sexuelle et de genres,
sont le même combat.
Pour la première fois en 2004, à Toulouse, le
collectif organisateur de la Marches des Fiertés Lesbiennes,
Gaies, Bi et Trans a eu comme présidente une transsexuelle,
Sélénia. Nous nous en félicitons ! Plus
que jamais, les personnes transsexuelles et transgenres ont
leur place dans les collectifs et les associations organisatrices
de marches de visibilité LGBT.
C’est pourquoi nous ne pouvons accepter des progrès
pour les uns, laissant de côté les autres. Si,
à force de ténacité, la loi contre les
propos discriminatoires homophobes voit enfin le jour, cette
loi doit aussi concerner les personnes Transsexuel/le/s et Transgenres
autant que les gays et les lesbiennes. Tout comme il ne peut
y avoir d’échelle de valeur entre le racisme et
l’homophobie, il ne peut y en avoir entre l’homophobie
et la transphobie.
8 juillet 2004 | L'amnésie de Jacques Chirac
La CIF (Coordination InterPride France) réagit aux propos
tenus par le Président de la République, jeudi
8 juillet à Chambon-sur-Lignon, affichant une fois de
plus le mépris dans lequel il tient les personnes lesbiennes,
gaies, bisexuelles et transsexuelles (LGBT).
Affirmant "qu'il en va du principe même de justice",
Jacques Chirac a demandé à l'institution judiciaire
de "sanctionner avec la plus grande sévérité
et la plus grande exemplarité" les actes de racisme,
d'antisémitisme, de xénophobie et d'homophobie.
Restant dans son rôle de garant de la cohésion
sociale, les propos du chef de l'Etat sont généreux
et nous les approuverions si nous étions amnésiques.
En effet, nous n'oublions pas qu'à ce jour les propos
(écrits et paroles) homophobes ne peuvent être
poursuivis, encore moins avec la plus grande sévérité
et exemplarité, à l'inverse des propos racistes,
antisémites et xénophobes.
Cet effet d'annonce hypocrite qui nie le "principe même
de justice" pourtant martelé par le chef de l'Etat,
est dû aux fausses promesses du gouvernement qui ont conduit
au retard du vote d'une loi contre l'homophobie, pourtant promise
par le candidat Chirac.
Le Président de la République ne peut d'ailleurs
ignorer cette situation puisqu'il a lui-même écarté
cette loi contre l'homophobie de l'ordre du jour de la cession
parlementaire actuelle, au lendemain de la rencontre, survenue
le jeudi 24 juin, entre Jean-Pierre Raffarin et les associations
LGBT porteuses de cette revendication, tout juste deux jours
avant la Marche de Fiertés LGBT de Paris.
La CIF ne se laisse pas payer de paroles et exige que le Président
de la République mette ses propos en accord avec ses
actes en faisant voter par sa majorité parlementaire
cette loi contre l'homophobie, améliorée par l'ouverture
de la protection aux personnes transsexuelles, en intégrant
aussi un volet anti-sexiste digne de ce nom, ainsi que par la
mise en place rapide de l'Autorité contre les discriminations.
Après les 16 Lesbian & Gay Pride ou Marches des Fiertés
LGBT 2004 qui ont eu lieu en France, réunissant quelques
740 000 manifestants, la CIF reste plus que jamais mobilisée
et conserve son mot d'ordre :
"CONTRE L'HOMOPHOBIE,LA LESBOPHOBIE, LA BIPHOBIE, LA TRANSPHOBIE
: ASSEZ DE PROMESSES, DES ACTES !"
30 juin 2004 | Annulation du concert d'Elephant Man au Zénith
de Paris, le 4 juillet 2004
La Coordination InterPride France, qui fédère
les 16 associations organisatrices de marches homosexuelles
en France, exige l'annulation du concert d'Elephant Man le dimanche
4 juillet prochain au Zénith de Paris en raison de son
répertoire homophobe.
Un artiste qui dans ses opus enjoint à piétiner
les «chi chi men» (les pédés) après
leur avoir mis le feu, selon la traduction de ses paroles, n'a
pas sa place sur notre territoire.
Nous sommes en colère contre ses appels à la haine
et au meurtre d'autant plus scandaleux et inadmissibles après
le meurtre de Brian Williamson, militant gay jamaïcain,
fondateur de l’association LGBT J-Flag, assassiné
le 14 juin dernier, et, en France, la tentative d'assassinat
par immolation de Sébastien Nouchet.
La barbarie et l'homophobie d'Elephant Man ne doivent pas faire
oublier que la musique jamaïcaine mérite mieux que
ce flot de haine.
La Coordination InterPride France appelle donc les pouvoirs
publics à tout mettre en oeuvre pour interdire l'expression
sur notre territoire de ce chanteur homophobe, dont les paroles
appellent volontairement au meurtre, et exige l'annulation de
son concert, le 4 juillet prochain, au Zénith de Paris.
25 juin 2004 | Poursuite de la mobilisation de la CIF
suite à la rencontre entre Jean-Pierre Raffarin et l'Inter-LGBT
La Coordination InterPride France (CIF) qui fédère
les seize associations organisatrices de Lesbian & Gay Pride
et de Marches des Fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans,
en régions et à Paris, prend acte de la rencontre,
jeudi 24 juin, entre Jean-Pierre Raffarin et l'Inter-LGBT, membre
de la CIF.
Tout en se félicitant du "dialogue de qualité"
qui s'est instauré, selon les propos d'Alain Piriou,
porte-parole de l'Inter-LGBT, la CIF déplore que Jean-Pierre
Raffarin ne se soit engagé sur aucun calendrier précis
quant au vote de la loi contre les propos homophobes et sexistes,
présentée mercredi 23 juin en Conseil des ministres,
et à l'ouverture du débat national sur le mariage
des couples de même sexe envisagé sous la forme
d'une commission, inspirée de la commission Stasi sur
la laïcité.
La rencontre de jeudi dernier ne saurait faire oublier à
la CIF le dysfonctionnement politique qui a conduit le gouvernement
Raffarin à ne pas tenir ses engagements pris lors des
rendez-vous avec l'Inter-LGBT depuis plus d'un an sur ces revendications.
La CIF exige que cette loi protège aussi les personnes
transsexuelles et transgenres soit par l'amélioration,
de ce texte, soit à l'occasion d'amendements soutenus
par la majorité durant le débat parlementaire
à venir.
La CIF se joint à l'Inter-LGBT pour s'inquiéter
du refus manisfeste du gouvernement de provoquer un débat
sur la lutte contre les discriminations au sein de l'Education
nationale. Les thèmes des sexualités, de la lutte
contre l'homophobie et de l'identité de genre sont des
sujets de crispations sociologiques et politiques d'autant plus
inacceptables au moment où les données épidémiologiques
prouvent la reprise des contaminations à VIH chez les
gays en l'absence d'une politique de prévention efficace,
notamment auprès des jeunes, qui passe forcément
aussi par l'éducation.
Dans ces conditions, la CIF demande au gouvernement que ses
possibles bonnes intentions soient concrétisées
par son engagement sur un calendrier précis concernant
la lutte contre les discriminations au sein de l'Education nationale,
pour l'égalité des droits et l'amélioration
du projet de loi contre l'homophobie et le sexisme.
14 000 autocollants distribués pendant la Marche des
Fiertés LGBT de Paris, samedi 26 juin
Pour symboliser sa mobilisation à travers toute la France
et ce samedi à la Marche des Fiertés LGBT de Paris,
la CIF a et va distribuer plus de 24 000 autcollants en proposant
aux marcheurs de les arborer fièrement pour dire au gouvernement
que nous ne voulons plus de promesses, mais des actes !
Ce samedi 26 juin, dans les rues de Paris, ce sont plus de 14
000 autocollants qui seront distribués avec le mot d'ordre
national des marches 2004 : "CONTRE L'HOMOPHOBIE, LA LESBOPHOBIE,
LA BIPHOBIE, LA TRANSPHOBIE : ASSEZ DE PROMESSES, DES ACTES
!"
La Coordination InterPride France souhaite une belle marche
tonitruante à celles et ceux qui revendiqueront ce samedi
!
11 juin 2004 | Poursuite de la mobilisation des marche en faveur
de l'amélioration et du vote du projet
de loi contre l'homophobies
La CIF (Coordination InterPride France) prend acte de la transmission
par Jean-Pierre Raffarin, mardi 8 juin dernier au Conseil d'Etat,
d'un projet de loi relatif à la lutte contre les propos
discriminatoires à caractère sexiste ou homophobe.
La CIF regrette que ce texte qui complète des articles
de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse,
qui réprime les propos homophobes ou sexistes au même
titre que les violences sexistes ou antisémites, ne réponde
pas à toutes les revendications portées par ses
membres.
La CIF demande que ce projet de loi soit complété
afin que les protections qu'il contient soient étendues
aux personnes transsexuelles et transgenres et qu'il soit accordé
un droit de réponse aux associations de défense
des droits des homosexuels lors de discriminations à
caractère homophobe, lesbophobe, transphobe, par voie
de presse.
La CIF dénonce le retard pris dans le calendrier annoncé
il y a maintenant dix mois, à l'occasion des prises de
contact entre le gouvernement et l'Inter-LGBT, et voit dans
la situation actuelle un dysfonctionnement politique entre Jean-Pierre
Raffarin et sa majorité refusant d'assumer ce texte plutôt
qu'à un dysfonctionnement technique, comme l'avait pourtant
indiqué Dominique Perben, garde de Sceaux.
La détermination du gouvernement contre Noël Mamère,
qui célèbrait samedi 5 juin dernier un mariage
entre personnes de même sexe, tranche singulièrement
avec ce retard pris par le gouvernement.
Pour ces raisons, la CIF reste plus que jamais mobilisée
pour le vote de cette loi complétée par les points
occultés et exige, par le biais des marches à
venir - Strasbourg et Grenoble samedi 12 juin ; Biarritz, Lyon,
Rennes et Toulouse le 19 juin ; Paris le 26 juin ; Marseille
le 3 juillet - le vote de cette loi dans les plus brefs délais.
Les marches 2004 se transforment en défilés protestataires
contre le gouvernement. D'ailleurs, l'Inter-LGBT Paris, membre
de la CIF, décidera samedi 12 juin du changement de son
mot d'ordre en prévision de l'interpellation du gouvernement.
04 juin 2004 | Lettre de soutien à Noël Mamère
Monsieur le Maire,
La Coordination InterPride France est l’association qui
fédère toutes celles qui organisent, dans seize
villes de France cette année, les Lesbian & Gay Pride
et les Marches des Fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans.
C’est avec un immense plaisir que j’ai la charge
de vous transmettre le soutien de la Coordination InterPride
France à l’occasion de la cérémonie
de mariage civil d’un couple de même sexe que vous
célébrerez en votre mairie, samedi 5 juin.
Votre initiative et le courage politique qui est le vôtre,
face aux menaces et intimidations dont vous êtes la cible,
placent au cœur de la société le débat
sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe.
Nous portons cette revendication d'égalité des
droits avec la volonté d'ouvrir un véritable débat
de droit sur le mariage et son sens pour les couples de même
sexe en terme d'égalité des droits mais aussi
de devoirs. Il ne s’agit pas du « mariage gay »,
effet de rhétorique simplifiant, inexact. Nous ne demandons
qu’un seul et même mariage pour les personnes de
sexe différent et de même sexe.
La reconnaissance sociale et symbolique engendrée par
cette ouverture au mariage pour les personnes de même
sexe sera une pierre de plus à l’édifice
de la lutte contre l’homophobie.
Pourtant, si l’acte d’Etat civil que vous établirez
nous met en joie, c’est la colère qui prédomine
après l’annonce par Dominique Perben, garde des
Sceaux, du report sine die de la proposition de loi de lutte
contre l’homophobie promise courant juin. Ce recul du
gouvernement est saisissant au moment ou votre initiative le
tétanise. Pour s’en convaincre, il s’agit
de constater ses réponses juridiques, refusant le débat
sur le fond.
Dans ces conditions les Lesbian & Gay Pride de Bordeaux,
Montpellier, et les Marches de Fiertés LGBT de Lille,
Metz et Reims battront le pavé ce samedi après-midi
en se réjouissant de votre ténacité et
en vilipendant le gouvernement Raffarin dont les atermoiements
appellent un vote sanction le 13 juin prochain.
D’ailleurs la Lesbian & Gay Pride de Montpellier a
changé son mot d’ordre in extremis. Celui des 10
ans de la marche est remplacé par : « Chirac, Raffarin,
Perben nous mentent ! Contre l’homophobie une loi tout
de suite ! Le 13 juin vote sanction ! »
Loin de la fureur de la rue, je vous demande de bien vouloir
transmettre à Stéphane Chapin et à son
mari, Bertrand Charpentier, nos félicitations les plus
LGBT et nos vœux de vie heureuse.
Enfin, recevez, Monsieur le Maire, notre chaleureux soutien
en ce jour important qui fait déjà date dans l’histoire
de notre droit civil.
Très respectueusement, Stéphane Corbin, le président.
03 juin 2004 | Colère de la CIF : changement des mots
d'ordre des marches à venir
La Coordination InterPride France est profondément en
colère contre l'attitude du gouvernement Raffarin suite
à la rencontre, jeudi 3 juin, entre Dominique Perben,
Garde des Sceaux, et l'INTER-LGBT de Paris.
Les membres du Conseil de l'INTER-LGBT présents ont appris
que le gouvernement ne déposerait de projet de loi contre
l'homophobie courant juin, comme cela avait été
annoncé ; le premier Ministre n'ayant pas rendu son arbitrage,
bloquant ainsi le processus.
Les déclarations de soutien et d'émotion suite
au drame subi par Sébastien Nouchet, par le président
de la République et Dominique Perben, étaient
des simulacres de compassion qui volent en éclat aujourd'hui
pour des raisons électoralistes.
En conséquence, la Coordination InterPride France, qui
fédère les associations organisatrices des marches
LGP et LGBT, étudie avec les villes qui marcheront ce
samedi 5 juin, Bordeaux, Lille, Metz, Montpellier et Reims de
coller leur slogan à cette actualité, en l'adaptant
ou en le changeant.
Les marches en région vont donner de la voix, en changeant
leur slogan afin de démontrer au gouvernement, par leur
réactivité, qu'il y en a assez de prendre les
pd, les goudous, les bi et les trans pour des idiot(e)s juste
avant les élections européennes !
D'ores-et-déjà, la Lesbian & Gay Pride de
Montpellier a abandonné son slogan des 10 ans de marche
et a choisi :
"CHIRAC, RAFFARIN, PERBEN, NOUS MENTENT
CONTRE L'HOMOPHOBIE UNE LOI TOUT DE SUITE
LE 13 JUIN VOTE SANCTION"
La Coordination InterPride France souhaite de belles marches
tonitruantes à celles et ceux qui revendiqueront ce samedi
!
15 mai 2004 | Ouverture du calendrier des marches LGBT 2004
La Coordination InterPride France (CIF), qui fédère
les associations organisatrices de marches LGBT, s’apprête
à ouvrir son calendrier 2004 avec, demain samedi 15 mai,
la Lesbian & Gay Pride d’Angers et la Marche des Fiertés
LGBT de Rouen. Sur le mot d’ordre de l’InterPride
France : « Contre l’homophobie, la lesbophobie,
la biphobie, la transphobie : assez de promesses, des actes
! », Quazar à Angers a fixé le rendez-vous
à 14h00, à la gare Saint-Laud, et le « Collectif
Comme ça » à Rouen, à 14h00, place
Saint-Sever. Cette année, Interpride France a recensé
quinze marches en métropole et un rassemblement à
Saint-Denis-de-la-Réunion. La revendication d’une
loi punissant les propos homophobes et discriminatoires en raison
de l’orientation sexuelle et de l’identité
de genre reste prioritaire pour les marches, avec des déclinaisons
locales. La lutte contre toutes les discriminations par l’éducation
et le combat pour l’égalité de nos droits
par l’amélioration sensible du Pacs, l’homoparentalité
reconnue, l’accès au mariage civil pour les couples
de même sexe et enfin la possibilité d’adopter
sont les autres revendications portées par la Coordination
InterPride France. Pour plus de détails www.interpridefrance.com
avec renvoi sur les sites des associations organisatrices locales.
15 avril 2004 | Premières marches dans un mois tout juste
Dans exactement un mois, le 15 mai, ouverture du calendrier
des marches lesbiennes, gaies, bi et trans, revendicatives et
festives en France avec Angers et Rouen.
A l'occasion de ce compte à rebours, je vous invite à
trouver en pièce jointe la carte de France des Marches
qui, cette année, concerne quinze villes, de Angers à
Toulouse.
L'InterPride France qui est la Coordination des différentes
associations organisatrices de marches et de manifestations
de visibilité lesbienne, gaie, bi et trans, revendicatives
et festives, fédérant le mouvement LGBT, reste
à votre écoute.
" Contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la
transphobie : assez de promesses, des actes ! "