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IRAN
19 juillet 2006 - Marseille 
rassemblement, 19h, Vieux Port
Journée internationale
de solidarité
avec les Lesbiennes Gais Bi et Trans d’Iran
Parce qu’un 19 juillet 2005,
deux adolescents âgés de 16 et 18 ans étaient
pendus sur la place publique d’Edalat dans la ville de
Mashhad au nord-est du pays : ils se nommaient Mahmoud
et Ayaz.
Parce qu’il est impossible d’oublier !
Parce qu’il ne faut surtout pas oublier !
En exécutant ces deux adolescents,
âgés de 14 et 16 ans au moment des faits, l’Iran
n’a pas seulement prononcé la peine de mort pour
motif d’homosexualité mais elle a aussi enfreint
gravement le droit humanitaire international. En tant qu’État
signataire du Pacte International relatif aux droits civils
et politiques et à la Convention des droits de l’enfant,
l’Iran s’était en effet, engagé à
ne plus exécuter des personnes mineures.
Cette journée est un appel à tous les Etats à
travers le monde. Ils ont pour devoir de témoigner leur
solidarité avec nos frères et sœurs persécuté(e)s
en Iran et partout dans le monde. Ils doivent exiger et obtenir
de l’Iran l’abolition de la peine de mort, la dépénalisation
de l’homosexualité et la libération des
personnes détenues ou condamnées du seul fait
de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre.
La France ne doit pas ignorer plus longtemps nos appels car
nous ferons la démonstration d’une solidarité
indéfectible en signe de dénonciation d’un
régime inacceptable dans lequel la mise à mort
d’un être humain n’est que pure formalité
et dont sont particulièrement victimes les femmes et
les minorités sexuelles.
Nous dénonçons la peine de mort et la pénalisation
de l’homosexualité en Iran et partout dans le monde.
Notre collectif ’associations appelle à un rassemblement
à Marseille, le mercredi 19 juillet, à 19 heures
sur le Vieux Port.
Nous signons la pétition : Ensemble Contre
la Peine de Mort !
Pétition à signer sur place ou sur http://www.abolition.fr
Signataires du communiqué et membres du collectif :
Académie Gay & Lesbienne, Act Up-Paris, ADHEOS, Arc-enCiel
Toulouse, ARDHIS, Aux 3G, Centre Evolutif Lilith, Collectif
contre l’homophobie, Commission LGBT des Verts, Coordination
InterPride France, Coordination Lesbiennes en France (CLF),
Centre Lesbien, Gai, Bi & Trans de Paris et Ile-de-France,
Ensemble Contre l’Homophobie (ECHO), Ensemble contre la
peine de mort, Entre Nous, Homosexualités Et Socialisme
(HES), Comité IDAHO, Interassociative lesbienne,
gaie, bi et trans (Inter-LGBT), JCR, LCR, La Différence
en Question, Lesbian & Gai Pride de Montpellier, Mémoire
des sexualités, MDH (Mémorial de la Déportation
Homosexuelle), Jeunes Communistes, Panthères Roses, Parti
Communiste Français, RAVAD (Réseau d’assistance
aux victimes d’agression et de discrimination), Rimbaud
06, Sans Contrefaçon (SC), Solidarité Internationale
LGBT, SOS Homophobie, SNEG (Syndicat National des Entreprises
Gaies), Union des Etudiants Communistes, Universités
d’Eté Euroméditerranéennes des Homosexualités
(UEEH), Wake Up !
Contacts Presse :
Philippe Colomb (Solidarité Internationale LGBT) : 06
89 85 31 09 ; philippe.colomb@si-lgbt.org
Hussein Bourgi : 06 70 13 16 26 ; husseinbourgi@hotmail.com
Karine Espineira : 06 10 73 21 76 ; karine.espineira@sans-contrefacon.com
Homophobie, SNEG (Syndicat National des Entreprises Gaies),
Union des Etudiants Communistes, Universités d’Eté
Euroméditerranéennes des Homosexualités
(UEEH), Wake Up !
Contacts Presse : Philippe Colomb (Solidarité Internationale
LGBT) : 06 89 85 31 09 ; philippe.colomb@si-lgbt.org
Hussein Bourgi : 06 70 13 16 26 ; husseinbourgi@hotmail.com
Karine Espineira : 06 10 73 21 76 ; karine.espineira@sans-contrefacon.com
IRAN 2005
condamnations
et exécutions publiques d'homosexuels
La
Coordination InterPride France exige de l'Iran :
- la dépénalisation
de l'homosexualité,
- le respect des traités
internationaux qu'elle a signés concernant les Droits de l'Homme,
- l'abolition de la
peine de mort.
Signez
ici la pétition d'Ensemble contre la peine de mort
" Pas
d'homo à l'échafaud ! "
écoutez
ici la version audio
Sites
Solidarité
Internationale LGBT Ensemble
contre la peine de mort 
International
Gay and Lesbian Human Rigths Commission
Human
Rights Watch
Chronologie
tetu.com vendredi
22 juillet 2005
L'Iran a exécuté
deux adolescents en raison de leur «homosexualité»
par Emmanuelle Cosse
Deux adolescents homosexuels ont été
exécutés publiquement le 19 juillet, sur la place
de la «justice» de la ville de Mashhad. L'un était
âgé de 18 ans, l'autre était mineur. Ils ont
été identifiés par les initiales M.A. and
A.M. Selon Outrage!, les deux jeunes gens auraient admis sous
la torture avoir eu des relations sexuelles avec des hommes. Leur
avocat, Monsieur Rezazadeh, estimait que les jeunes gens n'avaient
pas conscience que les relations homosexuelles et le fait de boire
de l'alcool était interdit. «L'homosexualité
est une crime en Iran, mais la peine de mort est normalement réservée
pour les crimes, les viols, les vols à main armée,
l'adultère, le trafic de drogues et l'apostasie.»
Un troisième garçon, âgé de 13 ans,
qui était vraisemblablement avec eux, n'a pas été
condamné parce que la loi iranienne ne reconnaît
pas le consentement sexuel à cet âge, ce qui implique
que tout contact sexuel avec un mineur de 13 ans est considéré
comme un viol. C'est pourquoi M.A. et A.M. ont été
condamnés pour avoir «violé» ce garçon.
Avant leur exécution, ils avaient été emprisonnés
14 mois et avaient reçus 228 coups de fouet. La nouvelle
de cette exécution a été rendue publique,
avec photos, le 19 juillet par l'INSA, l' Iranian Students News
Agency. «Voilà la dernière barbarie du
fascime-islamiste de l'Iran», a déclaré
Peter Tatchell, responsable d'OutRage!, qui rappelle qu'on estime
à 4000 gays et lesbiennes avaient été exécutés
depuis l'arrivée au pouvoir des Ayatollahs en 1979. Outrage!,
demande d'envoyer des protestions dans les ambassades d'Iran de
son pays, en exigeant à son propre gouvernement de rompre
les relations diplomatiques avec l'Iran et d'imposer des sanctions
commerciales contre l'Iran. Plus d'infos sur le site internet
d'Outrage!
e-llico.com vendredi
22 juillet 2005
Deux adolescents exécutés
pour homosexualité en Iran
Deux adolescents prétendument homosexuels ont
été exécutés publiquement le 19 juillet
dernier pour "crime" d’homosexualité. Ces
jeunes ont été pendus dans un square de la ville
de Mashhad, dans le nord-est de l’Iran après leur
condamnation à mort par un tribunal selon la loi islamique.
L’information a été donnée par l’Agence
d’information des étudiants iraniens (ISNA, Iranian
Students News Agency). Un des deux jeunes était âgé
de 18 ans, le second était mineur. Les deux garçons
auraient reconnu (probablement sous la torture) avoir eu des relations
homosexuelles. Pour leur défense, les deux victimes ont
plaidé l’ignorance de la loi et le fait que beaucoup
de jeunes avaient des relations homosexuelles entre eux.
Avant leur exécution, les adolescents ont été
détenus 14 mois en prison et ont été fouettés
de 228 coups.
Leur avocat n’a pas réussi à infléchir
la décision de la Cour suprême de Téhéran
en évoquant leur jeunesse (16 ans au moment des faits).
Le code pénal iranien prévoit que les garçons
peuvent être pendus à partir de 15 ans.
Selon des informations des défenseurs des droits de l’Homme,
trois autres jeunes iraniens auraient été arrêtés
par la police, mais leur traque aurait été dissimulée
en disparation. On craint aussi leur exécution.
L’homosexualité est régulièrement utilisée
contre les opposants au régime iranien par les forces de
police et de justice pour les arrêter ou les éliminer
physiquement.
Peter Tatchell, du groupe Outrage!, a déclaré à
propos de cette exécution : "Il s’agit du dernier
acte de barbarie en date des Islamo-fascistes en Iran". Selon
les défenseurs des droits de l’Homme en Iran, 4 000
gays et lesbiennes auraient été exécutés
depuis la prise du pouvoir par les Ayatollahs en 1979.
Mis en ligne le 22/07/05
Amnesty
International vendredi
22 juillet 2005
IRAN, les exécutions de mineurs délinquants se poursuivent
DÉCLARATION PUBLIQUE
Au lendemain de l’exécution, en moins d’une
semaine, de trois personnes condamnées à mort pour
des crimes commis alors qu’elles étaient âgées
de moins de dix-huit ans, dont une qui était encore mineure
lors de sa mise à mort, Amnesty International exhorte le
gouvernement iranien ce vendredi 22 juillet 2005 à mettre
définitivement un terme à ces exécutions.
Le 19 juillet 2005, A.M., jeune homme âgé de dix-huit
ans dont on ne connaît que les initiales, et Mahmoud A.,
mineur, ont été pendus sur la place publique dans
la ville de Meched, située dans le nord-est du pays. Selon
les informations reçues, tous deux ont été
reconnus coupables d’agression sexuelle sur un garçon
âgé de treize ans et étaient incarcérés
depuis 14 mois. Avant leur exécution, ils ont reçu
chacun 228 coups de fouet pour consommation de boissons alcoolisées,
atteinte à la tranquillité publique et vol. Auparavant,
le 13 juillet, Ali Safarpour Rajabi, âgé de vingt
ans, a été pendu pour le meurtre d’Hamid Enshadi,
policier de la ville de Poldokhtar. Selon les informations dont
dispose Amnesty International, sa condamnation à mort a
été prononcée en février 2002, alors
qu’il était âgé de dix-sept ans, pour
un crime probablement commis alors qu’il n’avait que
seize ans. En tant que partie au Pacte international relatif aux
droits civils et politiques (PIDCP) et à la Convention
relative aux droits de l’enfant, l’Iran s’est
engagé à ne pas procéder à l’exécution
d’une personne ayant commis un crime alors qu’elle
n’avait pas dix-huit ans. Depuis quatre ans, les autorités
iraniennes examinent un projet de loi qui interdirait le recours
à la peine capitale contre des personnes âgées
de moins de dix-huit ans au moment des faits qui leur sont reprochés.
Au titre de l’article 1210-1 du Code civil iranien, l’âge
de la responsabilité pénale est fixé à
15 années lunaires pour les garçons et neuf pour
les filles. En janvier 2005, après avoir examiné
le second rapport périodique de l’Iran sur sa mise
en application des dispositions de la Convention relative aux
droits de l’enfant, le Comité des droits de l’enfant
(CDE) des Nations unies, composé d’experts indépendants
et chargé au titre de la Convention de veiller à
l’application du traité par les États parties,
a prié l’Iran : «[…] de prendre les mesures
requises pour instituer sans délai un moratoire sur l’exécution
de toutes les peines capitales prononcées à l’encontre
de personnes ayant commis un crime alors qu’elles n’avaient
pas atteint l’âge de 18 ans, et de faire le nécessaire
sur le plan juridique afin de les commuer en peines conformes
aux dispositions de la Convention et d’abolir la peine de
mort pour les crimes commis par des personnes âgées
de moins de 18 ans, conformément aux prescriptions de l’article
37 de la Convention.» Et l’a exhorté, entre
autres : «[…] à instituer sans délai
un moratoire sur l’imposition et l’exécution
de toutes les formes de torture et autres peines ou traitements
cruels, inhumains ou dégradants, tels que l’amputation,
la flagellation ou la lapidation, pour les crimes commis par des
personnes âgées de moins de 18 ans.» (Paragraphes
30 et 73-b des Observations finales du Comité, doc. ONU
CRC/C/15/Add.254) En 2005, l’Iran a exécuté
au moins quatre personnes pour des crimes commis alors qu’elles
étaient âgées de moins de dix-huit ans, dont
une qui était encore mineure lors de son exécution.
Sur cette période, Amnesty International a recensé
42 exécutions, ce chiffre étant probablement bien
en-deçà de la réalité. Le temps est
venu pour l’Iran de cesser de condamner des mineurs à
la peine capitale, de ne plus procéder à leur exécution
et de mettre un terme à toute forme de violence à
leur encontre.
Pour obtenir de plus amples informations, veuillez contacter le
Service de presse d’Amnesty International à Londres,
au +44 20 7413 5566, ou consulter le site http://www.amnesty.org
tetu.com
mardi 26 jullet 2005
Iran : un
homo iranien revient sur la pendaison de deux jeunes gays
par Emmanuelle Cosse
Le site gay russe Gayrussia.ru
a obtenu une interview d'un collaborateur de Maha Magazine, une
publication gay en persan, diffusée par e-mail, à
propos des pendaisons de deux jeunes gays en Iran le 19 juillet
dernier. Cette personne, qui est restée anonyme pour des
raisons de sécurité, explique que cette exécution
a été médiatisée en Iran et qu'on
dispose encore de peu de détails sur les raisons de cette
condamnation. «La Prix Nobel Shirin Ebadi a protesté
contre l'exécution. Mais la situation en Iran n'est pas
telle qu'on puisse ouvertement parler de droits des personnes
LGBT. Dès lors, ceux qui ont protesté l'ont fait
contre l'exécution d'enfants. Le problème vient
des informations contradictoires: personne ne veut défendre
les violeurs d'un garçon de 13 ans, comme les décrivent
les autorités.» Il revient ensuite sur la situation
des homosexuelles en Iran, difficile mais pas impossible et demande
à ce que le soutien envers les iraniens homos se poursuive.
«Gardez un œil sur l'Iran, et continuez à
exiger une meilleure vie et le respect pour les Iraniens LGBT.
Votre soutien nous est précieux et nous fournit de l'énergie
et du courage...» Une traduction française de
l'interview est disponible sur le site de 360°.
e-llico.com mercredi
27 juillet 2005
Iran : nouvelles informations après l’exécution
de deux jeunes pour homosexualité
L’exécution par pendaison de deux jeunes iraniens
condamnés sur la base de leur homosexualité présumée
continue de susciter réactions et commentaires.
Dans un entretien avec Nikolai Alekseev du site russe Gayrussia.ru,
un éditeur du web-magazine gay iranien MAHA magazine évoque
l’exécution, le 19 juillet dernier, de deux jeunes
pendus pour « viol » pour avoir eu des relations sexuelles
entre mineurs avec un adolescent de 13 ans.
Selon ce rédacteur de MAHA, des versions contradictoires
des faits ont circulé de la part des autorités iraniennes
faisant tour à tour de l’homosexualité des
jeunes garçons puis d’un « viol » sur
mineur de 13 ans (sachant que tout rapport sexuel en deçà
de 13 ans est assimilé à un viol selon la loi iranienne)
le motif de leur condamnation à mort. Ces divergences officielles
sur la véritable raison de l’incrimination traduirait
la volonté du pouvoir iranien d’instrumentaliser
le procés et la condamnation de ces jeunes à des
fins de politique intérieure.
La Prix Nobel Shirin Ebadi a protesté contre l'exécution
tout en faisant valoir que la situation en Iran n'est pas telle
qu'on puisse ouvertement parler de droits des personnes LGBT.
De ce fait, ceux qui ont protesté l'ont fait contre l'exécution
d'enfants et non sur la base du respect des droits des minorités
sexuelles.
En France, l’association Flag ! des policiers homosexuels
interpelle le ministre des Affaires étrangères sur
ce crime d’Etat. « En assassinant de malheureux
innocents, le gouvernement iranien accomplit un geste inqualifiable
qui ne peut qu’être unanimement condamné par
tous ceux qui, à travers le monde, sont épris de
justice et de liberté » écrit Flag !
dans un communiqué.
« Notre pays, la France, patrie des droits de l’Homme
ne peut rester sans voix devant une telle barbarie. Une telle
attitude serait comprise par le pouvoir iranien comme une caution
de ses agissements. Nous vous demandons de faire connaître
aux autorités iraniennes la protestation officielle de
la France devant ses assassinats barbares », demande
l’association LGBT.
L’entretien exclusif avec les éditeurs de MAHA magazine
est disponible en anglais sur www.gayrussia.ru
Mis en ligne le 27/07/05
Liberation.fr samedi
30 juillet 2005
Frédéric Mitterrand écrit dans Son
journal de la semaine
dimanche Cliché de
barbarie pure
Je n'arrive pas à détacher mon attention de l'abominable
photo parue dans le Monde d'hier où l'on s'apprête
à pendre en public deux adolescents iraniens jugés
coupables d'en avoir violé un plus jeune après avoir
consommé de l'alcool, la sentence dûment confirmée
par la Cour suprême des barbus étant assortie d'un
nombre incalculable de coups de fouet. Ils sont en chemisette
d'été, manches courtes, col ouvert et pour cause,
on devine qu'ils sont beaux ; deux bourreaux encagoulés,
guère plus âgés qu'eux, s'assurent des bandeaux
sur les yeux et des noeuds coulants qui vont leur briser la nuque
; il y a certainement du monde pour assister au spectacle car
on aperçoit aussi le sommet d'une tête et un bras
dressé au bas du cadre, sans doute d'autres jeunes gars
qui les insultent encore et conseillent à la manoeuvre.
On ne saura jamais ce que pensait à cet instant celui qui
a pris ce cliché de la barbarie pure. Je me souviens de
la jeune fille de 16 ans condamnée à la même
peine pour avoir couché avec un garçon et insulté
les juges en arrachant son tchador et qu'un mollah enragé
a pendu lui-même au crochet d'une grue il y a quelques mois,
autre crime de la pseudo-République islamique relaté
par Elisabeth Badinter. Les atrocités commises par les
puissances occidentales en Irak ou ailleurs ne relèvent
pas de la même monstruosité ; elles impliquent l'ignorance,
la bonne conscience imbécile, la férocité
économique, mais pas cette cruauté morbide qui se
pose en exemple au nom d'une morale absolue dénuée
de toute humanité. C'est le genre de meurtre codifié
à jamais impardonnable qui fut infligé à
Van der Lubbe, l'incendiaire du Reichstag, le terrorisme d'Etat
que tous les totalitarismes ont perpétré jusqu'à
maintenant et auquel la Chine d'aujourd'hui, triomphante et courtisée,
n'entend pas renoncer.
Fédération
Internationale des Ligues des Droits de l'Homme (FIDH) Genève,
mardi 26 juillet 2005
Intervention orale à la 57e session, du 25 juillet
- 12 août 2005 sur le point 2 de l'ordre du jour :
Question de la violation des droits de l"homme et
des libertés fondamentales, y compris la politique de discrimination
raciale et de ségrégation dans tous les pays, en
particulier dans les pays et territoires coloniaux et dépendants:
rapport de la Sous-Commission établi en application de
la résolution 8 (XXIII) de la Commission des droits de
l"homme.
En Iran, la
FIDH et ses organisations membres, la Ligue de défense
des droits de l'Homme en Iran (LDDHI) et le Defenders of Human
Rights Center (DHRC) s'inquiètent de la recrudescence des
violations des droits de l'Homme, des atteintes à la minorité
Bahaï et des élections présidentielles flouées.
Deux garçons ont été pendus publiquement
le 19 juillet dernier à Mashhad, après avoir chacun
reçu 228 coups de fouet. Ayaz Marhoni avait dix huit ans
et Mahmoud Asgari, était mineur, de 16 ou 17 ans. Les deux
étaient mineurs au moment des faits qui leur étaient
reprochés. Ils ont été accusés de
viol sur un autre mineur et atteinte à l'ordre public.
Il est probable qu'ils ont été condamnés
pour leur homosexualité, passible de la peine de mort.
Aujourd'hui, plus d'une trentaine de mineurs attendent leur exécution
dans les couloirs de la mort, un pays où l'âge de
la responsabilité pénale est à 9 ans pour
les filles et 15 pour les garçons. Les exécutions
de Mashhad sont les premières à intervenir après
que le Comité des Nations unies sur les droits de l'enfant
ait sommé, en janvier 2005, la République islamique
d'Iran de suspendre toute exécution de personne mineure
au moment des faits, une pratique contraire à la Convention.
Le caractère public de l'exécution et les coups
de fouet qui l'ont précédé ne fait qu'ajouter
à l'ignominie de ce crime.
Nous sommes également gravement préoccupés
par la détérioration de la santé de Akbar
Ganji. Ce journaliste iranien a été condamné
en 2001 à six ans de prison pour avoir écrit un
article sur la responsabilité de hauts dignitaires du régime
dans une série de meurtres d'intellectuels et d'écrivains.
Incarcéré à la prison, d'Evin, il a entamé
une grève de la faim le 10 juin 2005, pour protester contre
le refus de son hospitalisation. Il est donc aujourd'hui (mardi
26 juillet) à son 45ème jour de grève. Après
l'appel adressé par cinq rapporteurs spéciaux de
la Commission des droits de l'Homme, il a été transféré
à l'hôpital, d'où il continue sa grève
de la faim. Plusieurs journaux conservateurs (parmi lesquels Kayhan,
Resalat, Jamé-jam et Syasaté-Rouz) ont par ailleurs
lancé une campagne de diffamation contre son avocate Shirin
Ebadi, l'accusant de ne vouloir le rencontrer que pour l'assassiner,
afin de faire de lui un martyr.
Hier, le 25 juillet, la Cour d’Appel de Téhéran
lors d’une audience à huis clos, a entendu les plaidoiries
des avocats de la mère de Zahra Kazemi, photographe –journaliste
irano-canadienne décédée en juillet 2003,
suite à la torture et mauvais traitements subis durant
sa détention. Les avocats de la partie civile, dont Shirin
Ebadi ont déclaré que les vrais coupables, parmi
lesquels Saïd Mortazavi le procureur de Téhéran,
n’ont pas été poursuivis.
En Israel, la FIDHest préoccupée par l'ignorance
dans laquelle le gouvernement laisse l'avis consultatif de la
Cour Internationale de Justice, en date du 9 juillet 2004, qui
déclarait illégale la construction du mur de séparation
en Cisjordanie ainsi que la résolution de l’Assemblée
générale des Nations unies demandant aux Etats de
la communauté internationale de se conformer à cet
avis. Tenant compte de plusieurs décisions rendues par
la Cour suprême israélienne ordonnant certaines modifications
au tracé de cette construction, le gouvernement israélien
a validé, le 10 juillet 2005 un nouveau tracé qui
conduira à isoler un peu plus Jérusalem Est de la
Cisjordanie et à entériner l’annexion de la
totalité de cette ville.
La politique de colonisation de la Cisjordanie se poursuit de
telle manière que plus de 45% de celle-ci se trouve occupée.
En outre, le désengagement israélien de la bande
de Gaza, dont le début est annoncé pour le mois
prochain, laissera perdurer une situation intenable pour la population
palestinienne. En effet, les autorités israéliennes
conserveront le contrôle des frontières terrestres,
maritimes et aériennes ; rien n’est encore prévu
quant à la possibilité de circuler entre la bande
de Gaza et la Cisjordanie ; enfin, les colonies retirées
de Gaza pourraient être réimplantées sur les
territoires de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie. Cette
situation s’accompagne également d’entraves
permanentes à la circulation au sein même de ces
territoires et d’un étouffement économique
qui favorise un accroissement constant de la paupérisation
de la population palestinienne.
La FIDH et ses organisations membres en Israël sont également
préoccupées par le dépôt devant la
Knesset, d'un projet d'amendement à la loi sur la responsabilité
civile, dans le but de refuser à tout ressortissant palestinien
la possibilité de réclamer des réparations
pour tout dommage causé par l'action des forces armées
israéliennes, en violation flagrante du principe indérogeable
de non-discrimination.
En Ouzbekistan, le 13 mai 2005, à Andijan - ville située
dans la vallée du Ferghana - l’armée a ouvert
le feu sur des milliers de manifestants qui s’étaient
rassemblés dans le centre ville pour protester contre le
procès de 23 personnes accusées d’appartenance
au groupe islamiste radical « Akramia », et pour demander
le respect des droits de l’Homme et l’amélioration
des conditions de vie. Cette manifestation aurait causé
la mort de, selon des chiffres très divergents, entre 200
(sources officielles) et 700 personnes selon d'autres sources.
Dépêchée au Kirghizistan, une mission d'enquête
du Haut Commissariat -qui n'a pu à ce jour se rendre en
Ouzbekistan, faute d'autorisation- a reconnu que les autorités
ouzbèkes étaient responsables de violations graves
des droits de l'homme dont l'étendue pourrait les faire
qualifier de « massacre », si les chiffres venaient
à être vérifiés. Depuis, plusieurs
centaines de personnes ont fui et se sont réfugiées
en Russie et au Kirghizistan voisins. Mais les autorités
ouzbèkes ayant demandé leur extradition, plusieurs
d'entre elles ont été rapatriées de force,
arrêtées et risquent la torture. La FIDH craint pour
le sort de plusieurs centaines de personnes dans cette situation,
témoins directs ou indirects de la répression.
En Fédération de Russie, la FIDH déplore
un sérieux recul de l'Etat de droit et des droits de l'Homme.
La FIDH est particulièrement préoccupée par
la persistance de violations graves de droits de l'Homme en Tchétchénie,
dont sont victimes les populations civiles. Plus récemment,
une proposition de loi vise à placer sous le contrôle
de l'exécutif les nominations, renvois et procédures
disciplinaires touchant les juges et l'administration judiciaire,
mesure qui entacherait les perspectives de justice indépendante
et impartiale en Fédération de Russie.
Au Togo, les élections présidentielles d'avril
2005 ont été conduites en violation du droit à
des élections libres et équitables. Des fraudes
massives ont été relevées par des observateurs
indépendants avant et pendant le processus électoral.
L'annonce de la victoire de Faure Gnassingbé a été
suivie par des scènes de violence impliquant les forces
de l'ordre et les mouvements d'opposition. Plusieurs centaines
de civils ont été exécutés et des
milliers ont fui vers les pays voisins, le Ghana et le Bénin.
Des militants d'opposition, journalistes et membres des organisations
de droits de l'Homme restent à ce jour, la cible des forces
de l'ordre et de leurs milices.
En Côte d’Ivoire, la situation reste très critique.
Depuis la rupture du cessez-le-feu en novembre 2004, des violences
inter-communautaires ont éclatées à l'Ouest
(dans la région du Duekoue) et au Sud du pays (région
Becedi-Brignan), entre mars et juillet de cette année,
causant la mort de plusieurs centaines de personnes.
L'impunité reste systématique pour les violations
graves des droits de l'Homme. Trois personnes arrêtées
au Commissariat de police d'Abidjan fin mars 2005 ont été
retrouvées mortes leur corps mutilés. Entre juin
et juillet dernier, la FESCI, une association d'étudiants
proche du parti au pouvoir, aurait commis des actes de torture,
viols et violences contre plusieurs étudiants appartenant
à un autre syndicat étudiant (l'AGEECI). Le dirigeant
de ce syndicat a été enlevé, en plein jour,
par des personnes identifiées comme appartenant à
la FESCI. Il a été torturé pendant plusieurs
jours et retrouvé mort à côté du campus
universitaire de Cocody.
Dans la zone contrôlée par les rebelles, l'absence
d'administration, de banques, et la faible capacité des
hôpitaux rend la vie très difficile. La FIDH et le
Mouvement Ivoirien des Droits de l’Homme appellent à
ce que le rapport de la Commission internationale d'enquête
sur les violations des droits de l'Homme commises en Côte
d'Ivoire entre le 19 septembre 2002 et le 15 octobre 2004 soit
rendu public et que ses recommandations soient mises en oeuvre.
En République démocratique du Congo, des violations
massives des droits de l'Homme continuent d'être commises
par les milices armées. Certaines d'entre elles sont soutenues
par des pays frontaliers, notamment à l'Est du pays, en
Ituri et au Kivu. La population civile continue de souffrir du
conflit et est sujette aux meurtres, viols, saccage, la poussant
à fuir des zones de conflits.
La mise en oeuvre de l'agenda de la période transitoire
adopté dans les accords de Sun City a été
repoussée pour mettre en place le cadre électoral.
Cette situation a créé une tension entre les autorités
et la société civile. Certains manifestants demandant
la fin de la période de transition ont été
tués pendant les manifestations pacifiques de juin 2005.
Les défenseurs des droits de l'Homme sont détenus
de façon arbitraire, harcelés et menacés
par les forces de l'ordre pour leur contestation de la non-mise
en oeuvre du processus électoral.
La FIDH reste préoccupée par les conditions de détention
et l'usage de la torture dans les prisons sous la juridiction
des Etats-unis d'Amérique, à Guantanamo, en Irak
et en Afghanistan. En Avril 2005, les Etats-unis ont empêché
l'adoption d'une résolution de la Commission des droits
de l'Homme sur la situation à Guantanamo en faisant valoir
qu'ils travaillaient à l'invitation des rapporteurs spéciaux
des la Commission dans ces centres de détention. Depuis,
les USA ont failli à leur engagement de coopérer.
A ce jour, aucun rapporteur n'a obtenu de réponse à
sa demande d'invitation. Pour ces raisons, quatre procédures
spéciales de la Commission des droits de l'Homme ont annoncé
leur intention de procéder à l'étude de la
situation dans ce centre sur la base des informations crédibles
disponibles et sans pouvoir se rendre sur place.
En juillet 2005, une Cour d'Appel a reconnu la compétence
de tribunaux militaires ad-hoc mis en pace pour juger les prisonniers
de Guantanamo, au lieu de les déférer devant une
juridiction civile, en violation des règles et principes
reconnus par cette Sous-commission. Enfin, une proposition de
loi vise à étendre de manière permanente
14 des 16 articles du Patriot Act, contenant de nombreuses dispositions
violant les obligations internationales en matière de droits
de l'Homme des Etats unies d'Amérique.
e-llico.com jeudi
4 août 2005
Polémique sur les raisons de l'exécution
des deux jeunes Iraniens
Une polémique s'installe autour des raisons de
l'exécution des deux jeunes Iraniens pendus publiquement
le 19 juillet dernier. Selon l'association Human Rights Watch,
c'est un viol sur un garçon de treize ans qui serait la
cause réelle de cette condamnation et non des rapports
sexuels consentants.
Selon Human Rights Watch, les deux jeunes exécutés
auraient été reconnus coupables d'un viol sur un
garçon de treize ans après l'avoir attaqué.
Le viol se serait produit à l'écart d'une zone commerciale,
deux ans auparavant, en présence de cinq autres garçons
membres faisant partie d'un gang de violeurs. Des passants seraient
intervenus pour faire cesser l'agression. Cette version des faits
a été rapportée par le père du jeune
décrit comme victime dans les colonnes d'un journal iranien
le jour de la pendaison des prétendus coupables.
Plusieurs organes de presse occidentaux, le New York Times et
le Times de Londres reprennent la même thèse. Pour
expliquer les divergences existant avec la version initiale des
évènements, des problèmes de traduction successives
d'un article initial iranien sont mis en avant. En cause, l'organisation
OutRage!
à l'origine de la diffusion de cette nouvelle continue
de maintenir sa version des faits et défend le caractère
consentant de la relation sexuelle entre les deux jeunes condamné
et le mineur de treize ans. OutRage! se prétend sûr
de ses sources d'information émanant d'opposants au régime
iranien notamment et fait état d'autres cas de prétendus
viols destinés à servir de charges contre des personnes
contestant le pouvoir en place.
Au delà de la polémique en cours, la présidence
de l'Union Européenne a dénoncé les exécutions
survenues. L'UE a rappelé sa position qui condamne la peine
capitale quelle que soit les circonstances. Aux Etats-Unis, l'administration
se montre prudente et a demandé une enquête sur cette
affaire. Aucune protestation, même sur le principe de l'exécution
n'a été émise. Mis
en ligne le 04/08/05
Coordination InterPride
France (CIF) lundi
8 août 2005
Communiqué
commun des associations suivantes interpellant l'Iran, la France,
et appelant à des rassemblements le jeudi 11 août
:
Académie Gay & Lesbienne, ARDHIS, Act
Up-Paris, AGLA France, C’est l’ bouquet!, Collectif
contre l’homophobie, Commission LGBT des Verts, Coordination
InterPride France, Coodination Lesbienne en France,
Centre lesbien, gai, bi & trans de Paris et Ile-de-France,
Ensemble contre la peine de mort, Homonormalités, Interassociative
lesbienne, gaie, bi et trans, Panthères roses, Soeurs de
la Perpétuelle Indulgence (couvents de Paname et d’Atlantique
Sud), Solidarité Internationale LGBT, SOS Homophobie
En Iran, l’homosexualité
est un crime puni de mort
En Iran, deux adolescents âgés de 16 et 18
ans ont été pendus le 19 juillet dernier, sur la
place publique d’Edalat (Justice) dans la ville de Mashhad
au nord-est du pays.
C es deux garçons, mineurs au moment des faits, ont été
condamnés pour le viol d’un adolescent de 13 ans,
mais d’autres sources indiquent qu’en fait ils ont
été exécutés en raison de leurs pratiques
homosexuelles. En fait, tout porte à croire que le caractère
homosexuel des actes reprochés a été un élément
déterminant dans la sévérité des peines
prononcées et dans leurs exécutions. Ces assassinats
légaux s’inscrivent parfaitement dans la politique
de répression et de haine homophobe de l’État
iranien.
En outre, en exécutant ces deux adolescents, âgés
de 14 et 16 ans au moment des faits, l’Iran enfreint gravement
- une fois de plus - le droit humanitaire international. En tant
qu’État partie au Pacte international relatif aux
droits civils et politiques et à la Convention des droits
de l’enfant, l’Iran s’est, en effet, engagé
à ne plus exécuter des personnes mineures.
« Ces exécutions sont inacceptables, dégradantes
et inhumaines, et nous sommes très inquiets quant à
l’évolution de la situation des droits humains en
Iran » a déclaré le collectif d’associations
qui vient de solliciter un rendez-vous auprès de l’ambassadeur
d’Iran en France, afin de lui faire part de son indignation
et de ses préoccupations. La peine de mort est une arme
de contrôle social inadmissible qui frappe particulièrement
les femmes et les minorités sexuelles.
Pour dénoncer la peine de mort et la pénalisation
de l’homosexualité en Iran, notre collectif d’associations
appelle à un rassemblement
le jeudi 11 août à
PARIS : 19h sur la place Edmond Michelet
(parvis de Beaubourg) à MONTPELIER
: 12h sur la place de la Comédie (Trois
Grâces), à LONDRES : 13h au 16 Prince’s Gate.
Nous exigeons des autorités iraniennes la dépénalisation
de l’homosexualité entre adultes consentants et,
dans cette attente, la libération des toutes les personnes
détenues ou condamnées uniquement du fait de leur
orientation sexuelle ou de leur identité de genre.
Nous exigeons de l’Iran le respect rigoureux de ses engagements
internationaux en matière de droits humains.
Nous exigeons l’abolition de la peine de mort en Iran.
Le collectif demande également aux autorités françaises
qu’elles condamnent officiellement ces exécutions,
qu’elles respectent scrupuleusement le droit d’asile
des personnes issues de minorités sexuelles et qu’elles
restent extrêmement vigilantes et fermes face à l’homophobie
dans le monde.
9 pays condamnent encore l’homosexualité
à la peine capitale ! Iran, Arabie Saoudite, Afghanistan,
Mauritanie, Soudan, Nigeria, Yémen, Pakistan, Emirats Arabes
Unis.
«
Pas d’homo à l’échafaud ! »
: signez
ici la pétition d’Ensemble contre la peine de mort.
Contact presse :
Héloïse Baudienville, 01 47 07 61 60, Ensemble contre
la peine de mort, hbaudienville@abolition.fr
Philippe Colomb, 06 89 85 31 09, Solidarité Internationale
LGBT, www.si-lgbt.org
tetu.com mardi
9 août 2005
Rassemblements contre
la peine de mort et la pénalisation de l'homosexualité
en Iran
par Emmanuelle Cosse
À l'appel d'une vingtaine d'organisations*, des rassemblements
sont organisés le jeudi 11 août, à Paris,
à Montpellier et à Londres, contre la peine de mort
et la pénalisation de l'homosexualité en Iran. Le
collectif veut réagir à la pendaison le 19 juillet
dernier en Iran de deux adolescents âgés de 16 et
18 ans, condamnés pour viol mais dont plusieurs sources
indiquent qu'ils auraient pu être exécutés
en raison de relations homosexuelles (lire Lettre du 22 juillet).
«Ces assassinats légaux illustrent parfaitement
la politique de répression et de haine homophobe qui persiste
en Iran», estiment les associations qui rappellent
également qu'«en exécutant ces deux adolescents,
âgés de 14 et 16 ans au moment des faits, l'Iran
enfreint gravement - une fois de plus - le droit humanitaire international.
En tant qu'État partie au Pacte international relatif aux
droits civils et politiques et à la Convention des droits
de l'enfant, l'Iran s'est, en effet, engagé à ne
plus exécuter des personnes mineures». Le collectif
soutient par ailleurs la campagne «Pas d'homo à l'échafaud!»,
une pétition lancée d'Ensemble contre la peine de
mort qui peut être signée sur le site.
Les rassemblements se dérouleront à Paris, à
19h sur la place Edmond Michelet (parvis Beaubourg) et à
Montpellier à 12h sur la place de la Comédie Trois
Grâces. Le rassemblement à Londres aura lieu à
13h au 16 Prince's Gate.
*Académie Gay & Lesbienne, Act Up-Paris, AGLA France,
ARDHIS, C'est l'bouquet!, Collectif contre l'homophobie, Commission
LGBT des Verts, Coordination InterPride France, Coordination Lesbiennes
en France, Centre lesbien, gai, bi & trans de Paris et Ile-de-France,
Ensemble contre la peine de mort, Homonormalité, Inter-LGBT,
Panthères roses, Soeurs de la Perpétuelle Indulgence
(couvents de Paname et d'Atlantique Sud), Solidarité Internationale
LGBT, SOS homophobie.
Ensemble
contre la peine de mort jeudi
11 août 2005
Le collectif d'association confie à Ensemble contre
la peine de mort l'envoi d'un courrier à l'ambassadeur
d'Iran pour protester contre ces deux exécutions et lui
demander un rendez-vous. A ce jour, cette demande n'a
jamais été honorée par Monsieur Seyed Mohammad
Sadeq Kharrazi, ambassadeur d'Iran en France.
Paris, le 11 août 2005
A l’attention de Son Excellence l’ambassadeur
d’Iran en France,
Monsieur Seyed Mohammad Sadegh KHARAZI
Objet: demande de rendez-vous
Excellence,
Nous vous écrivons pour vous faire part de notre préoccupation
suite à l’exécution publique de deux iraniens,
Mahmoud Asgari et Ayaz Marhoni, le 19 juillet 2005 dans la ville
de Mashhad .
Les informations que nous avons collectées nous permettent
d’affirmer qu’il s’agissait de deux adolescents
mineurs au moment des faits reprochés et qu’ils ont
subi 228 coups de fouets pendant leurs 14 mois de détention.
L’Iran a pourtant ratifié sans réserve le
Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi
que la Convention des droits de l’enfant sous réserve
« du droit de ne pas appliquer n’importe quel article
de la Convention qui serait incompatible avec les Lois Islamiques».
Ces deux traités interdisent la torture et toute autre
punition cruelle, inhumaine ou dégradante et condamnent
l’application de la peine capitale pour les mineurs.
ECPM et l’ensemble des membres du collectif s’opposent
à la peine de mort quel que soit le crime commis, qu’elle
considère comme un traitement cruel, inhumain ou dégradant.
Rappelons que les principes et protections relatifs aux droits
de l’homme sont fondés sur le respect inébranlable
de la dignité humaine et de l’inviolabilité
de la personne humaine.
Ces principes ne sont pas conciliables avec la peine de mort,
forme de punition unique par sa barbarie et sa finalité.
La presse rapporte également que les deux jeunes garçons
ont été accusés de l’enlèvement
et du viol d’un garçon de 13 ans et certaines sources
rapportent que cette agression sexuelle a été inventée
afin de masquer le réel chef d’accusation : l’homosexualité
des deux garçons.
C’est pourquoi notre collectif vous écrit, afin de
vous demander des précisions sur cette affaire.
Vivre librement son orientation sexuelle, entre partenaires consentants,
ne peut être considérer un crime et ne doit nullement
avoir sa place dans un code pénal, qui plus est passible
de la peine de mort.
Au nom de la liberté et des droits humains les plus élémentaires,
valables pour toutes les femmes et tous les hommes, par delà
les différences culturelles ou les doctrines religieuses,
nous vous demandons de faire tout ce qui est dans vos moyens et
d'agir avec la plus grande vigueur pour que l’Iran réforme
son code pénal et, dans cette attente, commue les condamnations
à mort et libère les prévenus arrêtés
au motif d’ homosexualité.
Pour toutes ces raisons nous souhaiterions vous rencontrer et
ainsi vous faire part plus précisément de nos préoccupations.
Dans l’attente d’une réponse de votre part,
nous vous prions d’agréer l’expression de nos
sentiments respectueux.
Rassemblement
à Montpellier jeudi
11 août 2005
Compte rendu du rassemblement de protestation contre l'éxécution
de deux adolescents gays en Iran, par Hussein Bourgi , président
du Collectif
contre l'Homophobie de Montpellier.
Le rassemblement de protestation contre l’exécution
de deux adolescents iraniens en raison de leur homosexualité
a réuni une cinquantaine de personnes entre 12h et 13h
autour des 3 Grâces (Place de la Comédie à
Montpellier).
Le rassemblement à l’appel du Collectif contre l’homophobie
a été suivi par de nombreuses autres organisations
(Coordination InterPride France, Mouvement des Jeunes Socialistes,
Les Verts, Envie, ANGEL34, Lesbian & Gay Pride Montpellier
David & Jonathan, Beit Haverim,Planning Familial, Chemin des
Cimes, Eglise MCC, Sida Info Service).
Quatre élus étaient également présents
: Marylise BLANC (Adjointe au Maire, PCF de la Ville de Montpellier),
Mustapha MAJDOUL (Adjoint au Maire, "Les Verts" de la
Ville de Montpellier), Jean-Claude BIAU (Conseiller municipal,
"Les Verts" de la Ville de Montpellier) ainsi que Marie
MEUNIER (Vice-Présidente du Conseil Régional, "Les
Verts", du Languedoc-Roussillon).
Le rassemblement a donné lieu à des distributions
de tracts aux passants et à des prises de parole en alternance
de Stéphane CORBIN (président de la Coordination
InterPride France) et d’Hussein BOURGI (président
du Collectif contre l’homophobie), ce qui a permis de sensibiliser
les personnes attablées aux terrasses des cafés,
ainsi que les chalands et nombreux touristes.
Les participants portaient des pancartes sur lesquelles étaient
mentionnées les textes suivants :
« IRAN: REGIME HOMOPHOBE, ETAT ASSASSIN »
« NON A LA THEOCRATIE, OUI AU RESPECT DES DROITS DE L'HOMME
»
« NI CRIMES D'HONNEUR, NI EXECUTIONS HOMOPHOBES »
« DEPENALISATION DE L'HOMOSEXUALITE, ABOLITION DE LA PEINE
DE MORT »
« NON AU FASCISME THEOCRATIQUE, NON AUX INTEGRISMES RELIGIEUX
»
A 14h, Stéphane CORBIN et Hussein BOURGI ont été
reçus, à leur demande, par Monsieur CHOUILLY, Chef
de Cabinet du Préfet de l’Hérault. Cette audience
a été l’occasion de protester une nouvelle
fois contre l’inertie et le silence de Philippe DOUSTE-BLAZY,
Ministre des Affaires Etrangères.
Interrogé par email le 29 juillet au sujet de cette affaire
par un de nos adhérents, vous trouverez ci-dessous (en
italique) la réponse du Ministre des Affaires Etrangères
:
Madame, Monsieur,
Comme vous le savez, la France est opposée à la
peine de mort partout dans le monde et agit pour son abolition.
Nous menons, avec l'Union européenne, un dialogue sur les
droits de l'Homme avec les autorités iraniennes, dans lequel
le type de violation des droits de l'Homme que vous mentionnez
est directement abordé avec les autorités iraniennes.
Sincères salutations. Le webmestre, http://www.diplomatie.gouv.fr
La rencontre à la Préfecture fut également
l’occasion de demander une intervention, dans les plus brefs
délais, des autorités françaises auprès
des autorités du Nigeria. En effet le 3 août une
cour nigériane de justice islamique a libéré
sous caution deux hommes soupçonnés d'être
homosexuels et qui risquent la peine de mort pour actes de sodomie,
s’ils sont reconnus coupables. La prochaine audience devant
avoir lieu le 24 août, il y a urgence à agir.
Revue de presse du rassemblement du 11 août 2005, à
Montpellier :
Hérault
du jour 09 08 05 Midi
Libre 11 08 05 Midi
Libre 12 08 05
Hérault
du jour 12 08 05
tetu.com vendredi
12 août 2005
Plusieurs rassemblements contre «l'Iran homophobe»
par Paul Parant
«Iran État homophobe, État assassin»,
scandaient 150 manifestants jeudi 11 août devant le centre
Pompidou à Paris, et 50 autres place de la Comédie
à Montpellier. Des rassemblements avaient été
organisés dans ces deux villes, ainsi qu'à Londres,
Dublin et San Francisco, afin de condamner l'exécution,
le mois dernier à Téhéran, de deux adolescents
de 16 et 18 ans, probablement en raison de leurs pratiques homosexuelles
(lire Lettre du 22 juillet). « Nos âmes sont profondément
meurtries par ces exécutions, a lu une Sœur de la
perpétuelle indulgence lors du rassemblement parisien.
En Iran, 4.000 gays et lesbiennes ont été tués
depuis la révolution de 1979» a-t-elle rappelé
avant d'inviter les manifestants à s'allonger par terre,
devant l'effigie en carton de deux pendus. Puis la foule a crié
«L'Iran tue les pédés, le Quai d'Orsay
doit condamner». «On ne se fait guère d'illusions,
explique Thierry Schaffauser, militant d'Act Up-Paris.
Le gouvernement français ne s'opposera pas à l'Iran
sur ce sujet, surtout dans un climat déjà tendu
vis-à-vis de ce pays. Mais la France devrait au moins autoriser
le droit d'asile aux réfugiés homosexuels.»
Ces manifestations se tenaient à l'appel d'un collectif
d'associations (lire Lettre du 9 août) relayant la pétition
d'Ensemble contre la peine de mort: «Pas d'homos à
l'échafaud», contre les 9 pays où l'homosexualité
est passible de la peine capitale. «Les deux adolescents,
c'est hélas trop tard pour eux, déplore Xavier
Prieur-Adjadj, de l'association Les Panthères roses.
Mais pour ceux qui sont persécutés là-bas,
on peut au moins témoigner de notre soutien.»
ILGA vendredi
12 août 2005
Les co-secrétaires généraux de l'ILGA
ont envoyé une lettre ouverte au nouveau président
iranien à la suite des récentes exécutions
en Iran
A Monsieur Mahmoud Ahmadinejad, Président de la République
Islamique d’Iran.
Bruxelles, le 5 août 2005,
M. le Président,
Nous voudrions vous féliciter pour votre élection
à la présidence de la République Islamique
d’Iran. Nous espérons que vous garderez durant votre
présidence l’approche pragmatique que vous avez manifestée
en tant que Maire de Téhéran.
L’International
Lesbian and Gay association (ILGA) est la seule association
mondiale de personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et transgenres/transsexuelles.
Nous comptons des membres dans plus de 90 pays, appartenant pour
certains au monde musulman, et nous sommes fiers de compter parmi
eux des Iraniens.
La récente exécution de deux adolescents à
Mashad, en Iran, le 19 juillet pour « comportement désordonné
en état d’ivresse, vol de vélo, comportement
menaçant à l’égard d’autrui,
et relation sexuelle avec un garçon de 13 ans » (selon
la Justice iranienne), a focalisé l’attention du
monde sur l’Iran. Cette attention tient au fait qu’en
Occident de nombreuses organisations pour les droits humains sont
persuadées et affirment que les injures et la torture à
l’encontre des personnes gaies sont courantes en Iran. A
chaque fois que le régime veut éviter cette critique,
il invente contre les victimes de sa brutalité des accusations
d’alcoolisme, d’adultère, de viol et d’usage
illégal de drogues. Cela démontre que ces deux garçons
ont été exécutés à cause de
leur sexualité, ou que leur sexualité a été
un facteur déterminant dans la décision de les condamner
à mort.
L’ILGA ne cautionne pas le fait d’avoir des relations
sexuelles avec des mineurs qui ne peuvent pas donner leur consentement.
Nous trouvons également barbare la peine de mort perpétrée
par les Etats. Ce triste épisode montre que l’Iran
continue cependant à être un des neuf Etats qui punissent
encore de mort l’homosexualité. Il est particulièrement
inacceptable que ces condamnations à mort soient proférées
au nom de l’Islam et que les seuls pays au monde qui continuent
à tuer des personnes LGBT soient des pays majoritairement
musulmans !
Comme vous le savez, Monsieur le Président, il est
particulièrement difficile d’obtenir hors d’Iran
des informations fiables ; cependant, concernant la situation
des personnes LGBT en Iran, tous nos contacts dressent le tableau
suivant :
1) Malgré la persécution croissante des personnes
LGBT en Iran, qui a commencé dès les premiers jours
de la révolution, il n’y a pas eu de diminution du
nombre de personnes LGBT en Iran. La seule conséquence
en fut de les contraindre à vivre cachées dans l’ombre,
et les grandes villes, dont Téhéran, continuent
à abriter en secret les rencontres clandestines entre personnes
gaies.
2) Bien qu’en Iran il soit possible aux transsexuels
d’obtenir du gouvernement l’autorisation de se faire
opérer pour changer de sexe, les pratiques barbares de
mise à mort de lesbiennes, de gais et de bisexuels continuent,
du moins officiellement. Si nous n’assistons pas à
davantage d’exécutions de personnes lesbiennes, gaies
et bisexuelles, cela tient à la difficulté de prouver
ce que la Shari’a qualifie de « crime ».
3) Un grand nombre de jeunes iraniens LGBT préfèrent,
quand il en ont la possibilité, partir vivre à l’étranger
et l’asile politique est de plus en souvent accordé
à ces Iraniens persécutés en Iran en raison
de leur sexualité.
L’ILGA vous demande de mettre fin à la peine
de mort en Iran. Nous vous demandons tout particulièrement
de mettre fin aux exécutions de personnes LGB en Iran,
quelle que soit la méthode employée pour les mettre
à mort, ainsi qu’à l’extorsion d’aveux
sous la torture.
Sincèrement,
Kursad Kahramanoglu et Rosanna Flamer-Caldera
Secrétaires généraux, ILGA
(remerciements pour la traduction de l'américain par
Maxime et Renaud - version
anglaise)
Résolution
que la ville de San Francisco votée à l'unanimité mardi
16 août 2005
Résolution
du conseil de San Francisco, présentée par les conseillers
Dufty, Mirkarimi, Ammiano, Sandoval, Daly et votée à
l’unanimité le jeudi 16 août 2005
Résolution demandant instamment au Département
d’Etat des Etats-Unis de condamner la République
Islamique d’Iran pour l’exécution de deux adolescents
(Mahmoud Asgari, Ayaz Marhoni), et l’exécution imminente
de jeunes gens (Farid Mostaar, Ahmad Chooka) en raison de pratiques
homosexuelles, sous la charge alléguée de «
viol ».
ATTENDU QUE, le 19 juillet 2005, dans la ville du nord-est de
Mashhad, en Iran, deux adolescents, Ayaz Marhoni, âgé
de 16 ans, et Mahmoud Asgari, âgé de 18 ans, étaient
publiquement pendus pour un crime impliquant une relation homosexuelle
– ils étaient accusés d’avoir violé
un garçon de 13 ans non identifié, bien que des
témoignages (qui n’ont pas été pris
en compte) aient suggéré une version différente
; et,
ATTENDU QUE, avant leur exécution, Marhoni et Asgari ont
été détenus environ quatorze mois et ont
reçus 228 coups de fouet chacun pour abus de boisson, trouble
de l’ordre et vol mineur ; et,
ATTENDU QUE, malgré les appels de militants iraniens des
droits humains, de la lauréate du prix Nobel Shirin Ebadi,
et de nombreuses autres Organisations non Gouvernementales (ONG),
la cour suprême d’Iran a maintenu son verdict et la
condamnation à mort de Marhoni et Asgari ; et,
ATTENDU QUE, la cour suprême d’Aarak a condamné
deux autres jeunes iraniens, Farid Mostaar et Ahmad Chooka, à
mort par pendaison publique – prévue le 27 août
2005 – sous la charge de relation homosexuelle et «
viol » ; et,
ATTENDU QUE ces exécutions sont une violation de la Convention
des Nations Unies sur les Droits de l’enfant et de la Convention
Internationale sur les Droits Civils et Politiques (desquelles
l’Iran est signataire), qui interdisent l’exécution
de mineurs ; et,
ATTENDU QUE, en 2004, 97% de toutes les exécutions connues
ont eu lieu en Chine, en Iran, au Vietnam et aux Etats-Unis ;
en ce qui concerne le nombre d’exécution de jeunes
gens, l’Iran occupe le deuxième rang (14 exécutions)
après les Etats-Unis (19 exécutions) ; et,
ATTENDU QUE, l’exécution de jeunes gens en Iran
met en lumière l’exécution de jeunes gens
aux Etats-Unis, remettant en cause notre perception déformée
d’une société humaine occidentale, éclairée,
séculaire face à une société islamo-théocratique
oppressive ; pour ces raisons, il est ici
RESOLU que le conseil de la ville et du comté de San Francisco
déplorent par la présente la persécution
et l’exécution de tous les Iraniens auxquels on refuse
la procédure légale à laquelle ils ont droit,
et qui appartiennent, ou sont perçus comme appartenant
à la communauté LGBT ; il est
RESOLU EN OUTRE, que le conseil de la ville et du comté
de San Francisco demande instamment au Département d’Etat
des Etats-Unis et à ses partenaires européens de
condamner fermement la République islamique d’Iran
pour les atteintes aux droits civils et les exécutions
d’homosexuels qui ont lieu sur son territoire national,
et réclame à l’Iran de renoncer à toutes
nouvelles exécutions et à toutes nouvelles violations
des procédures légales garanties par le droit.
(remerciements pour la traduction de l'américain par
Maxime et Renaud - version
américaine)
Collectif
contre l'homophobie de Montpellier vendredi
19 août 2005
Lettre ouverte adressée à Dominique de Villepin
par le Collectif contre l'homophobie de Montpellier
Collectif contre l’homophobie, 9, rue Joachim Colbert,
34000 Montpellier
Montpellier le 19 août 2005
Monsieur Dominique de Villepin,
Premier Ministre de la France
Monsieur,
En Iran, deux adolescents âgés de 16 et 18 ans ont
été pendus le 19 juillet dernier, dans la ville
de Mashhad, en raison de leur homosexualité.
En Iran, la peine de mort est une arme de contrôle
social qui frappe particulièrement les femmes et les minorités
sexuelles.
Ces assassinats légaux s'inscrivent parfaitement dans
la politique de répression et de haine homophobe de l'Etat
iranien.
Pour protester contre ces exécutions homophobes, des
rassemblements ont eu lieu le jeudi 11 août dernier dans
plusieurs villes du Monde dont Paris et Montpellier.
Ces rassemblements furent aussi l’occasion de demander
aux autorités françaises de condamner officiellement
ces exécutions, de rester extrêmement vigilantes,
fermes et réactives face à l'homophobie dans le
monde.
Hélas, nos appels au gouvernement français
et à Monsieur Philippe DOUSTE-BLAZY, Ministre des Affaires
Etrangères, n’ont pas été entendus.
La transmission d’un dossier par le biais de la Préfecture
de l’Hérault et la médiatisation de ces exécutions
n’ont apparemment pas sorti votre ministre de la torpeur
estivale.
Nous venons d’être informés que deux homosexuels
iraniens, Farbod Mostaar et Ahmad Chooka, âgés de
27 ans, seront exécutés en raison de leur homosexualité
le 28 août prochain dans la ville d’Arak
Nous vous saisissons solennellement pour :
- Vous demander des explications sur le silence assourdissant
de votre Ministre des Affaires Etrangères.
- Vous demander de préciser si la France a renoncé
à défendre sa conception universaliste et volontariste
des Droits de l’Homme dans le Monde.
- Vous demander d’indiquer si en France le devoir d’ingérence
a été définitivement rangé aux oubliettes.
- Vous demander si la France a abdiqué devant l’obscurantisme
et l’intégrisme religieux dont sont victimes les
minorités sexuelles et les femmes dans le Monde.
- Vous demander d’intervenir dans les plus brefs délais
auprès de l’ambassadeur d’Iran en France et
auprès des autorités iraniennes afin d’obtenir
la grâce pour ces hommes.
Restant à la disposition de vos services pour les
informer sur ces nouvelles condamnations, nous espérons
que, contrairement à votre Ministre des Affaires Etrangères,
vous vous intéresserez au sort de ces deux hommes qui attendent
dans les couloirs de la mort iraniens.
Dans l’attente, nous vous prions de recevoir, Monsieur
le Premier Ministre, l’expression de nos sentiments respectueux.
Hussein BOURGI, le président, 06 70 13 16 26.
tetu.com mardi
23 août 2005
L'Iran s'apprêterait à exécuter deux homosexuels
par Blaise Gauquelin
Un peu plus d'un mois après l'exécution de deux
jeunes iraniens le dix-neuf juillet dernier à Mashhad (lire
Lettre du 22 juillet), deux autres homosexuels semblent sur le
point d'être pendus à la fin du mois, probablement
le vingt-sept ou le vingt-huit août, selon différentes
sources sur place (une autre source affirmant cependant que l'un
d'entre eux avait déjà été exécuté
le 16 août dernier.) Les deux hommes, âgés
de vingt-sept ans et propriétaires d'un magasin de disques,
apparemment mal défendus par un avocat qu'ils n'ont pas
pu payer, auraient été condamnés par la cour
de justice de la ville d'Arak, au sud-ouest de Téhéran,
pour homosexualité, mais également pour séquestration
et viol sur la personne d'un étudiant de vingt-deux ans,
fils d'un colonel de l'armée. C'est ce dernier qui aurait
fait constater le viol de son fils. Il est difficile, d'après
nos informations, de savoir si les faits invoqués sont
fondés, ou si les deux hommes sont victimes d'un contournement
de la loi iranienne, qui punit le viol par la peine capitale,
mais non l'homosexualité.
tetu.com jeudi
25 août 2005
Act Up-Paris zappe l'ambassade d'Iran
par Paul Parant
Alors que l'Iran continue d'exécuter les homosexuels,
Act Up-Paris a ciblé pour la première fois ce pays
dans le cadre d'une action express («zap»). Ce matin,
une dizaine de personnes s'est rassemblée devant l'ambassade
d'Iran, rue Iéna à Paris (XVIème arrondissement).
Déployant une banderole marquée du mot «Homophobe»
et la photo des deux adolescents pendus le 19 juillet dernier,
les activistes ont crié «En Iran, on tue les pédés»
et «Droit d'asile, statut de réfugié pour
les LGBT persécutés». Ils ont fait retentir
des cornes de brume durant dix minutes, avant de se disperser
dans le calme en répandant des tracts au sol. «On
veut alerter les gouvernements iranien et français afin
d'empêcher de nouvelles exécutions», explique
une militante. L'Iran s'apprêterait à exécuter
deux autres homosexuels ce week-end (lire Quotidien du 23 août).
Act-Up Paris attend de connaître leur sort avant d'envisager
une nouvelle action. En fin de matinée, le Quai d'Orsay
n'avait toujours pas réagi...
tetu.com vendredi
26 août 2005
Des associations appellent à manifester contre
l'exécution d'homosexuels en Iran
par Blaise Gauquelin
La mobilisation continue. Suite à l'exécution de
deux jeunes homosexuels le 19 juillet dernier et à la récente
annonce de la probable exécution prochaine des nommés
Farad Mostar et d'Ahmed Choka (les noms varient suivant les sources),
tous deux âgés de 27 ans, les 27 ou 28 août
prochains, les représentants de la communauté gay
et lesbienne d'Autriche ont appelé à manifester
le vendredi 26 août à 11h45 devant l'agence d'Iran
Air, située en plein centre de Vienne, en face de l'Opéra.
«Depuis la révolution islamique de 1979, plus de
4 000 gays et lesbiennes ont été condamnés
en Iran», écrit le communiqué. Les manifestants
réclament l'abolition de la peine de mort, quel que soit
le délit et le pays, l'abolition du délit d'homosexualité
en Iran, ainsi que l'asile politique pour les gays et les lesbiennes
iraniens.
e-llico.com lundi
29 août 2005
Iran : Delanoë et les Verts se mobilisent contre
les exécutions d’homosexuels
En plus de sa signature, en juillet dernier, de la pétition
d’Ensemble contre la peine de mort, dénonçant
la peine de mort pour seule raison d’homosexualité,
Bertrand Delanoë a signé un courrier officiel de protestation
remis aux autorités iraniennes.
Les verts se mobilisent se mobilisent aussi contre les exécutions
qui se poursuivent en Iran. Lors de leurs journées d’été
à Grenoble, ils ont rappelé les engagements pris
par le gouvernement iranien signataire duPacte International relatif
aux droits civils.
Une lettre signée la plupart des élu-e-s, dirigeant-e-s
et militant-e-s présentes aux journées d’été,
a été envoyée à l’ambassade
d’Iran en France et au Chef de l’été
iranien. Mis en ligne le 29/08/05
tetu.com lundi
29 août 2005
Les
Verts et Bertrand Delanoë demandent à l'Iran de cesser
les exécutions d'homos
par Emmanuelle Cosse
Alors qu'on est sans nouvelles de l'exécution prévue
de deux homos iraniens, Farbod Mostaar et Ahmad Chooka, prévue
le 27 août dans la ville d'Arak (lire Quotidien du 23 août),
les militants des Verts, qui étaient réunis ce week-end
à Grenoble pour leurs journées d'été,
ont adressé une pétition au chef de l'État
iranien. Rappelant leur «inquiétude au sujet des
exécutions de mineurs, d'homosexuels, de lesbiennes, de
femmes et d'hommes qui se poursuivent en Iran», les écologistes
demandent au chef de l'État iranien, que son pays «adopte
un moratoire sur toutes les exécutions en cours quels qu'en
soient les motifs et d'abolir la peine capitale comme châtiment
de tous les crimes». Les Verts invitent également
le gouvernement iranien à dépénaliser l'homosexualité
en Iran en vertu de leurs engagements internationaux. De son côté,
le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a écrit le 26
août à l'ambassadeur d'Iran en France, afin de lui
faire part de son indignation quant aux exécutions qui
ont eu lieu début août et celles envisagées
le 27 août. «Quelles que puissent être la nature
et la gravité de ceux-ci et sans vouloir émettre
de jugement sur la procédure judicaire suivie, je souhaite
vous dire que je condamne avec la plus grande vigueur ces exécutions,
écrit-il. Elles portent en effet une atteinte intolérable
aux droits fondamentaux et aux principes universels de dignité,
liberté et respect de la personne humaine, y compris sous
l'angle de sa vie privée. Elles constituent par ailleurs
une violation des accords internationaux signés par votre
pays, qui interdisent en particulier les condamnations à
mort des mineurs.» Le maire de Paris a également
demandé à l'ambassadeur d'intercéder auprès
des autorités de son pays en faveur de Farbod Mostaar et
Ahmad Chooka.
tetu.com mardi
30 août 2005
L'exécution de deux homosexuels iraniens suspendue
grâce à la mobilisation internationale
par Blaise Gauquelin
La Fédération internationale des réfugiés
iraniens (IFIR), basée aux Pays-Bas, s'est réjouie,
ce week-end, de la décision prise par le tribunal d'Arak
de suspendre l'exécution de Ahmad Chooka et de Farbod Mostaar
(sous les noms de Ahmad Choqa et Mahbod kord Afshad). L'IFIR cite
un communiqué de l'Agence de presse de la République
islamique (IRNA) paru le même jour, mais introuvable en
anglais sur le site de l'agence, dans lequel le procureur d'Arak
dément les informations du maire de Paris. Bertrand Delanoë
avait en effet protesté contre l'exécution imminente
des deux hommes (lire Quotidien du 29 août). Dans sa déclaration,
le procureur confond— sciemment ou pas— deux exécutions
distinctes évoquées par Bertrand Delanoë: celle
de Ayaz Marhoni et Mahmoud Asgari à Machhad, le 19 juillet
dernier, qui avaient 16 et 18 ans lors des faits qui leur étaient
reprochés, et celle de Ahmad Choqa et Mahbod kord Afshad,
dont l'exécution devait avoir lieu le week-end dernier.
Le procureur admet l'existence de Ahmad Choqa, âgé
selon lui de 24 ans, et de Mahbod korn Afshar, âgé
de 26 ans. Il précise qu'Ahmad Choqa est poursuivi pour
le kidnapping et le viol d'un étudiant, mais ne dit pas
pour quel motif Mahbod korn Afshaf a lui aussi été
interpellé. Toujours selon les informations du procureur,
le tribunal islamique n'aurait pas encore décidé
si la peine de mort devait être appliquée aux deux
détenus. Pour l'IFIR, cette intervention du procureur dans
la presse et ce démenti des autorités sont la preuve
que la République islamique d'Iran comptait bien exécuter
les deux hommes le 28 ou le 29 août dernier, et qu'elle
a fait marche arrière. «En raison des pressions internationales,
la République islamique utilise de fausses accusations
de viol, afin de pouvoir exécuter les homosexuels, explique
Farshad Hoseini, de l'IFIR. Sans la solidarité internationale,
Ahmad et Farid (Mahbod) auraient pu tout simplement mourir.»
tetu.com mercredi
21 septembre 2005
OutRage! dénonce la flagellation d'un jeune gay
iranien
par Xavier Héraud
Sur son site web, l'association britannique OutRage!
publie un communiqué qui émanerait d'un groupe gay
et lesbien iranien. Ce groupe, qui se nomme Organisation des gays
et lesbiennes perses, dénonce sur son site la flagellation
d'Amir, 22 ans, en raison de son homosexualité, et fournit
des photos du dos ensanglanté du jeune homme. Selon l'organisation,
Amir aurait été piégé sur internet
par des policiers qui lui auraient fixé un faux rendez-vous,
au cours duquel ils l'auraient ensuite arrêté et
torturé. Il aurait ensuite été jugé
et condamné à recevoir 100 coups de fouet. Après
quoi, les policiers l'auraient menacé de lui faire subir
le même sort que les jeunes Iraniens qui ont été
exécutés récemment (Lire Lettre du 22 juillet).
Aujourd'hui, Amir aurait pu quitter l'Iran et aurait décidé
de parler de ce qui lui est arrivé. D'où le communiqué
de l'Organisation des gays et lesbiennes perses.
Coordination
InterPride France (CIF) mardi
23 août 2005
Pendaison
de deux homosexuels le 28 août prochain, en Iran Philippe
Douste Blazy, ministre des Affaires étrangères,
députés et sénateurs des groupes d'amitié
franco-iranienne saisis pour obtenir la grâce de ces deux
hommes
La Coordination InterPride France, à l'instar d'un collectif
d'associations LGBT françaises et internationales, est
inquiète pour la vie de deux hommes qui seront exécutés
en Iran, le 28 août prochain à Arak, en raison de
leur homosexualité.
La Coordination InterPride France vient de saisir Philippe Douste
Blazy, ministre des Affaires étrangères, ainsi que
les députés et sénateurs des groupes d'amitié
franco-iranienne afin que la France condamne ces pratiques de
l'Etat iranien, demande et obtienne la grâce de ces deux
hommes.
Lettre adressée par
fax à Philippe Douste Blazy, ministre des Affaires étrangères
Monsieur le ministre,
Notre association, à l'instar d'un collectif d'associations
LGBT françaises et internationales, est très inquiète
pour la vie de deux hommes qui seront exécutés en
Iran, le 28 août prochain à Arak, en raison de leur
homosexualité.
Nous sommes également étonnés de votre silence
quant à ces affaires en Iran. Il serait déplacé
que la France fasse entendre sa voix, par vos interventions, seulement
sur des questions liés à la reprise de l'enrichissement
de l'uranium en Iran tout en restant muette, voire dans un silence
assourdissant, sur des questions en rapport avec la violation
des droits de l'Homme et la survie des minorités sexuelles
dans ce même pays.
L'Etat iranien a fait pendre Mamhoud et Ayaz, deux jeunes de 16
et 18 ans, en place publique, à Mashad, le 18 juillet dernier,
officiellement pour avoir violé, il a presque deux ans,
un adolescent de 13 ans à l'époque des faits.
Les 28 août prochain à Arak, Farbod Mostaar et Ahmad
Chooka, âgés de 27 ans, seront pendus pour avoir
officiellement violé un autre jeune de 22 ans dont le père
est officier dans l'armée iranienne.
En Iran, les exécutions à l'encontre des homosexuels
se multiplient sous l'accusation de viol ce qui permet l'application
de la peine de mort comme arme de contrôle social contre
les minorités sexuelles, dont les femmes.
L'Iran doit respecter le moratoire qu'elle a signé, et
pourtant violé à maintes reprises, stipulant qu'elle
s'engageait à ne pas exécuter de mineurs à
l'époque des faits qui leur sont reprochés.
L'Iran, après la Chine, est le pays du monde qui exécute
le plus de condamnés dans des conditions effroyables et
sordides.
Dans tous ces cas, l'homosexualité des personnes est un
élément aggravant qui les conduit à la pendaison.
Face à ses atteintes aux Droits de l'Homme, nous vous sollicitons
afin de bien vouloir agir pour que la France :
- condamne officiellement ces pratiques, demande et obtienne des
autorités iraniennes la grâce de ces deux hommes,
- obtienne de l'Iran le respect scrupuleux du moratoire qu'elle
a signé, s'engageant à ne pas exécuter de
mineurs à l'époque des faits qui leur sont reprochés,
- obtienne de l'Iran le décriminalisation de l'homosexualité,
- obtienne de l'Iran l’abolition de la peine de mort.
Monsieur le ministre, la torpeur de l'été ne doit
pas nous faire oublier que des hommes et des femmes, particulièrement
en Iran mais aussi au Nigeria et dans neuf pays, risquent leur
vie en raison de leur orientation sexuelle et que la vie de deux
hommes se joue dans quelques jours en Iran.
Dans l’attente de votre réponse,
Veuillez agréer, Monsieur le ministre, l’expression
de nos sentiments respectueux et déterminés.
tetu.com mardi
15 novembre 2005
Deux homosexuels auraient été pendus la
semaine dernière
par Emmanuelle Cosse
Selon le quotidien iranien Keyhan du 13 novembre, repris par
l'agence de presse Iran Focus, deux jeunes hommes auraient été
pendus sur la place publique Chahid Bahonar de la ville de Gorgan,
dans le nord de l'Iran, après avoir été jugés
coupables de relations homosexuelles. Les deux hommes ont été
identifiés comme Mokhtar N., 24 ans, et Ali A., 25 ans.
L'article du Keyhan précisait que si figuraient dans le
«passé criminel» des deux jeunes les crimes
d'enlèvement et de viol, ils avaient bien été
pendus pour «crime» de sodomie. Cette exécution
fait suite à celle de deux mineurs en juillet dernier (lire
Lettre du 22 juillet) et une autre prévue en août
qui finalement n'avait pas eu lieu (lire Lettre du 30 août).
Plusieurs organisations font état du fait que plus de 4000
gays et lesbiennes auraient été pendus en Iran depuis
1979.
tetu.com lundi
21novembre 2005
L'IGLHRC réclame une enquête sur les pendaisons
d'homosexuels présumés en Iran
par Habibou Bangré
La Commission internationale des droits des gays et des lesbiennes
(IGLHRC) a appelé, mercredi 16 novembre, les experts en
droits de la personne des Nations unies à mener une enquête
sur les récentes pendaisons en Iran. Cette requête
intervient alors que l'on rapporte que deux hommes ont été
publiquement pendus à Gorgan, au nord du pays, dimanche
13 novembre (lire Quotidien du 15 novembre), et qu'un autre aurait
subi le même sort une semaine avant, apparemment pour homosexualité.
«Nous sommes alarmés par les dernières pendaisons
et demandons une enquête immédiate des Nations Unies
et des observateurs des droits humains nationaux», explique
dans un communiqué Paula Ettelbrick, directrice exécutive
de l'IGLHRC. «Il est clair qu'un modèle émerge
dans lequel de jeunes hommes sont exécutés en tant
que couple et que les crimes qu'ils auraient commis impliquent
toujours une certaine forme d'agression sexuelle d'un autre homme
(…) Lorsque nous avons pris connaissance des premiers rapports
d'exécutions en juillet, il était pratiquement impossible
de déterminer si les deux hommes avaient été
exécutés à cause de leur orientation sexuelle.
Mais ce modèle que nous avons identifié, en plus
de la très forte augmentation des peines de mort publiques
menées par ce nouveau gouvernement, ne demande pas juste
une réponse de la communauté LGBT, mais de tous
les défenseurs des droits de la personne», poursuit
la responsable. En septembre, l'Organisation des gays et lesbiennes
persans (PGLO) avait dénoncé le traitement des homos
en Iran, expliquant qu'ils sont «régulièrement
soumis à une oppression extrême et sont quelquefois
tués». La PGLO avait aussi souligné que «seule
une petite fraction de cette violente homophobie est révélée».
L'IGLHRC travaille avec plusieurs associations LGBT et de droits
de la personne pour que la communauté internationale pousse
l'Iran à honorer «ses engagements sous la loi internationale
de suspendre la peine de mort». L'association LGBT anglaise
OutRage! invite pour sa part à la «cyber-protestation»
en proposant l'envoi d'un courriel au président iranien
Mahmoud Ahmadinejad à l'adresse ahmadinejad@president.ir.
L'IGLHRC rapporte que 92 pendaisons et peines de mort auraient
eu lieu en Iran durant les derniers quatre mois et demi.
Coordination InterPride France
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